“La peinture de Julie Navarro, à la fois évanescente et vibratoire, joue sur une tension entre attraction et retrait, où le visible se dérobe au moment même où il se révèle. L’œuvre devient ainsi le lieu d’une expérience paradoxale : sensuelle par sa matérialité, spéculative par son indétermination”.
Florence Wagner, 2026
Dans le cadre d’Art Paris 2026, Julie Navarro est doublement sélectionnée pour le parcours thématique d’Art Paris 2026 “Babel – Art et langage en France” du commissaire invité Loïc Le Gall, et pour le Prix BNP Paribas Banque Privée – Un regard sur la scène française 2026.
“La pratique de Julie Navarro interroge la manière dont les images contemporaines se construisent à partir de systèmes invisibles. À travers la peinture, elle s’empare du pixel — unité fondamentale de l’image numérique — non comme motif décoratif, mais comme une véritable forme de langage. Son travail explore ce moment où l’image cesse d’être surface pour devenir structure mobile et évanescente. Les œuvres se composent de micro-unités répétées, organisées selon des logiques proches du calcul — de l’addition à la soustraction de couleurs superposées sur tulle de danse.
À distance, elles produisent des paysages instables, vaporeux, presque atmosphériques ; de près, elles se fragmentent en une multitude de points ou espaces vides, révélant la discontinuité qui fonde l’image numérique — plus précisément l’image-écran. Cette tension rejoint les analyses de Vilém Flusser, pour qui les images techniques sont constituées d’éléments codés, relevant d’un nouvel alphabet visuel à apprendre à lire. Chez Navarro, le pixel fonctionne comme un signe minimal, comparable à une lettre, ou à un idéogramme, ou une notation chorégraphique. Cette approche fait écho aux réflexions de Lev Manovich, qui décrit le numérique comme un langage culturel structuré par la base de données, la répétition et la modularité. La peinture devient alors un espace de traduction : elle ralentit le flux numérique et rend perceptible ce qui, habituellement, reste abstrait. En réinscrivant ces logiques dans la matérialité du geste pictural Julie Navarro introduit un décalage critique. Le pixel, souvent associé à la fluidité et à l’instantanéité, retrouve une épaisseur, une durée. L’image n’est plus seulement vue, elle est lue. Son travail révèle ainsi que le numérique n’a pas remplacé le langage, mais en a produit une nouvelle grammaire — silencieuse, calculée, omniprésente.”
Loïc Le Gall
Commissaire invité par Art Paris Art Fair 2026
Voir l’ensemble des oeuvres sur le site d’Art Paris.
Florence Wagner, 2026
Dans le cadre d’Art Paris 2026, Julie Navarro est doublement sélectionnée pour le parcours thématique d’Art Paris 2026 “Babel – Art et langage en France” du commissaire invité Loïc Le Gall, et pour le Prix BNP Paribas Banque Privée – Un regard sur la scène française 2026.
“La pratique de Julie Navarro interroge la manière dont les images contemporaines se construisent à partir de systèmes invisibles. À travers la peinture, elle s’empare du pixel — unité fondamentale de l’image numérique — non comme motif décoratif, mais comme une véritable forme de langage. Son travail explore ce moment où l’image cesse d’être surface pour devenir structure mobile et évanescente. Les œuvres se composent de micro-unités répétées, organisées selon des logiques proches du calcul — de l’addition à la soustraction de couleurs superposées sur tulle de danse.
À distance, elles produisent des paysages instables, vaporeux, presque atmosphériques ; de près, elles se fragmentent en une multitude de points ou espaces vides, révélant la discontinuité qui fonde l’image numérique — plus précisément l’image-écran. Cette tension rejoint les analyses de Vilém Flusser, pour qui les images techniques sont constituées d’éléments codés, relevant d’un nouvel alphabet visuel à apprendre à lire. Chez Navarro, le pixel fonctionne comme un signe minimal, comparable à une lettre, ou à un idéogramme, ou une notation chorégraphique. Cette approche fait écho aux réflexions de Lev Manovich, qui décrit le numérique comme un langage culturel structuré par la base de données, la répétition et la modularité. La peinture devient alors un espace de traduction : elle ralentit le flux numérique et rend perceptible ce qui, habituellement, reste abstrait. En réinscrivant ces logiques dans la matérialité du geste pictural Julie Navarro introduit un décalage critique. Le pixel, souvent associé à la fluidité et à l’instantanéité, retrouve une épaisseur, une durée. L’image n’est plus seulement vue, elle est lue. Son travail révèle ainsi que le numérique n’a pas remplacé le langage, mais en a produit une nouvelle grammaire — silencieuse, calculée, omniprésente.”
Loïc Le Gall
Commissaire invité par Art Paris Art Fair 2026
Voir l’ensemble des oeuvres sur le site d’Art Paris.